Types d'attachement insécures
1. Attachement évitant
La mère est ambivalente. Elle répond uniquement aux émotions positives de son enfant mais ignore ses cris, ses pleurs, ses colères qui sont mal supportés : " Si tu pleurniches, débrouilles-toi tout seul ! Je ne t'aime que losque tu es souriant." Cette attitude finit par décourager l’enfant de solliciter le contact et l’encourage à se passer d’aide. Puisqu’il n’est pas accueilli lorsqu’il ne va pas bien, il ne manifeste plus de signaux qui s’avèrent contre-productifs, il apprend vite à refouler ses émotions : rien ne laisse plus transparaître son anxiété puisqu’elle fait fuir.
Lors de la séparation, l’enfant est indifférent, faussement détaché... Voilà donc un enfant qui paraît facile : il ne manifeste pas de détresse, ni ne demande pas de réconfort, il paraît autonome. La vérité est autre, il recherche la proximité sans oser la demander.
Lors des retrouvailles, il ne se réjouit pas, ne montre pas de réaction visible : il reste tout un temps indifférent voire évitant. S'il est pris dans les bras, il ignore sa mère, voire s’en détourne sans faire d’effort pour maintenir le contact. Il en va de même vis-à-vis des étrangers.
Base de sécurité. De même que l’enfant réprime son besoin de réconfort, de même, il manifeste peu d'échange affectif et d’interaction avec elle durant le jeu et l’exploration.
On estime qu’un enfant sur cinq présente ce type d’attachement évitant.
2. Attachement ambivalent
La mère n’est pas fiable : elle répond tantôt adéquatement, tantôt pas. L’enfant, face à cette imprévisibilité, ne sait plus sur quel pied danser, lui-même devient anxieux et ambivalent.
Lors de la séparation. Voilà l’enfant stressé. Cependant, il n’est pas facilement apaisé par un étranger.
Lors des retrouvailles, bien qu’il manifeste avoir besoin de réconfort, il le refuse et, en colère, rejette les gestes de sympathie qu’on lui offre.
Base de sécurité. Il répète des demandes de contact et recherche la proximité : il est toujours dans les jupes de sa mère. Il arrive que l’enfant ne soit pas seulement indifférent mais alterne agrippement et opposition colérique.
Cet enfant rejetant n’est pas explorateur et reste proche de sa mère qui ne constitue pas pour lui une véritable base de sécurité.
3. Détachement défensif
Une mère est parfois maltraitante malgré elle : elle est simplement incapable de donner ce qu’elle n’a pas reçu elle-même. Elle peut l’être affectivement en étant figée, intrusive, négativiste et embrouillant sa communication affective. Ainsi, la moitié des mères qui ont perdu un parent durant leur enfance ou leur adolescence seront confrontées à cette difficulté. Que ce soit volontaire ou involontaire de sa part, l’enfant se sent maltraité et s’attache de manière désorganisée.
L’enfant maltraité manifeste souvent des comportements incohérents : il se fige, approche à reculons, etc. Ce type d’attachement tend à se transmettre d’une génération à l’autre. Maltraité, l’enfant a plus de risque de devenir un parent maltraitant.