Occulte : Qu'est-ce que c'est ?

 

L’occulte est la croyance supersticieuse  (mentalité magie) en l’existence de forces cachées de la nature et /ou d’énergies ‘supranaturelles’ provenant d’un monde parallèle, également peuplé d’entités spirituelles (esprits). Ces forces et ce monde parallèle ont leurs lois propres qu’il est possible de connaître et de maîtriser pour les mettre à son service (divination, magie, sorcellerie). Ces lois ne répondent pas au principe de causalité, les pratiques magiques échappent dès lors à la compréhension rationnelle et à la démarche scientifique.

Nature

 

Cette vision du monde est superstitieuse, elle attribue des pouvoirs ‘magiques’ - effets bénéfiques ou maléfiques - à certains objets, formules, rites et gestes.

Les événements de l’existence ne sont plus rattachés à leurs causes naturelles mais s’expliquent par l’influence supranaturelle d’esprits ou d’énergies (magnétisme, vibrations, etc.). Alors, les épreuves de la vie (maladies, accidents, malheurs, etc.) se comprennent comme la conséquence d’un maléfice (envoutement, sortilège, mauvais oeil, etc.) : certaines personnes nous en veulent, elles ont tournés contre nous des forces occultes. La recherche du sens des événements part de la question : « Qui m’en veut ? ». Il n’y a pas de malchance, il y a une explication dans l’invisible, la peur règne. On consulte les mages et voyants pour connaître la cause du malheur, entrevoir ce que l’avenir prépare et savoir quel comportement adopter. « On t’a jeté un sort » est l’explication habituelle, voilà  donc pourquoi rien n'allait plus ! Des remèdes sont proposés. Pour se prémunir du malheur, on consulte désenvouteurs, marabouts ou on porte des amulettes et autres talismans.

Dans sa forme mineure, elle se manifeste dans la superstition populaire, souvent folklorique : le malheur lié au vendredi 13, le trèfle à quatre fleuilles, etc.

Dans sa forme majeure, la superstiiton par être dommageable psychiquement et spirituellement. Les deux aboutissements de l’occulte sont : (1) l’ésotérisme : la recherche de savoirs ‘cachés’; (2) la magie : l’utilisation de pouvoirs ‘cachés’.

 

La recherche de savoirs cachés : l’ésotérisme

L’occultisme postule l’existence d’un savoir secret, originel, etc. concernant un arrière-monde. Ce savoir s’est déposé dans les sagesses anciennes orientales, tibétaines, amérindiennes, etc., la gnose, la cabale juive, les religions à mystères, et d’autres traditions antiques. Ce savoir concerne des plantes, des pierres, les astres, etc., il n’est accessible qu’aux adeptes dûment initiés ou a des élus. C’est le monde de l’ésotérisme dont le moteur est la curiosité.

 

L'ésotérisme

L’occultisme postule l’existence d’un savoir secret réservé à un petit groupe d’élus. Ce savoir immémorial (tradition primordiale, sophia perennis) a été recueilli par les sagesses anciennes orientales, tibétaines, amérindiennes, etc., la gnose, la cabale juive, les religions à mystères de l’Antiquités et d’autres traditions. Le ressort de l’ésotérisme est la curiosité vis-à-vis de ce qui est quelque peu sulfureux.  

 

Savoirs et pouvoirs cachés

Cette compréhension préscientifique du réel débouche sur des pratiques superstitieuses qui visent à capter des connaissances ou des forces 'supérieures'

(1) Pour connaître l’avenir, c'est alors la divination ;

(2) Pour trouver le bonheur, éviter le malheur, influencer autrui ou le cours des événements, ce sont alors la magie et la sorcellerie.

On recherche par le recours aux voies occultes ce qu’on n’a pu obtenir par voie naturelle. Pourtant, tel rite magique n’a le plus souvent que la toute-puissance que le pratiquant lui prête. La mentalité magique fait perdre toute objectivité et plonge dans la peur, car toute l’existence est désormais déchiffrée à la lumière des forces occultes imprévisibles et inquiétantes contre lesquelles ils convient de se prémunir.

 

Aussi dans l’Eglise ?

La mentalité superstitieuse s’infiltre jusque dans les démarches des fidèles chrétiens. Il arrive que dans leurs dévotions, ils multiplient à l’excès des pratiques qui, sans s’opposer aux règles liturgiques, révèle une mentalité magique. Les sacrements sont vécus comme des actes formels et extérieurs manquant de dévotion intérieure. Or, « attacher à la seule matérialité des prières ou des signes leur efficacité en dehors des dispositions intérieures qu’ils exigent, c’est tomber dans la superstition. » (CEC 2111).

Plus le rationalisme progresse, plus l'irrationnel progresse. Par contre, chaque fois que la vraie foi régresse, la superstition augmente. Les grandes religions n'ont pas toujours pu éradiquer les superstitions, il est arrivé qu’elles tentent de les « détourner » en les intégrant.

 

Explication selon la foi

Celui qui s’engage dans l’occulte entre en communication, qu’il le sache ou pas, avec le monde invisible devenu ambigu depuis la révolte des anges. Il engage donc une relation avec les démons.

Lorsqu’on a la foi, on s’adresse à Dieu dans les difficultés de la vie. Mais lorsqu’on n’a pas la foi, ou qu’elle faiblit, elle coexiste avec la superstition. Alors on fait confiance à certaines personnes comme si elles avaient un pouvoir. Le catéchisme de l'Église catholique (CEC) considère que la superstition s’oppose à la vertu de religion et au premier commandement, qui « interdit d'honorer d'autres dieux que l'unique Seigneur qui s'est révélé à son peuple ».