Occultisme

 

1. Qu'est-ce que l'occulte ?

2. Savoirs cachés

3. Pouvoirs cachés

4. Dangers de l'occulte

5. Discernement de l'occulte

Trois origines possibles

Quelques questions pour aider au discernement

Qu'en dit la Bible ?

Qu'en dit l'Eglise ? 

 

1. Qu'est-ce que l'occulte ?

 

L’occulte est la croyance supersticieuse (mentalité magique) en l’existence de forces cachées de la nature et/ou d’énergies ‘supranaturelles’ provenant d’un monde parallèle peuplé d’entités spirituelles (esprits). Ces forces et ce monde parallèle ont leurs lois propres qu’il est possible de connaître et de mettre à son service (divination, magie, sorcellerie). Ces lois ne répondent pas au principe de causalité, les pratiques magiques échappent dès lors à la compréhension rationnelle et à la démarche scientifique.​

 

Cette vision superstitieuse du monde attribue des pouvoirs ‘magiques’ - effets bénéfiques ou maléfiques - à certains objets, formules, rites et gestes. De même, les événements de l’existence ne sont plus rattachés à leurs causes naturelles mais s’expliquent par l’influence d’esprits ou d’énergies (magnétisme, vibrations, etc.). Les épreuves et difficultés de la vie (maladies, accidents, malheurs, etc.) se comprennent comme conséquences d’une malveilance (maléfice, envoutement, sortilège, mauvais oeil, etc.). Ces personnes pensent que certaines personnes leur en veulent et qu'elles ont tournés contre elles des forces occultes. La recherche du sens des événements part de la question : « Qui m’en veut ? ». Il n’y a pas de malchance ou de responsabilité propre mais une explication dans l’invisible. Aussi, la peur règne-t-elle en eux. On consulte les mages et voyants pour connaître la cause du malheur, entrevoir ce que l’avenir prépare et savoir quel comportement adopter. « On t’a jeté un sort » est l’explication habituelle, voilà  donc pourquoi rien n'allait plus ! Des remèdes sont proposés: pour se dégager du malheur, on consulte désenvouteurs et marabouts; pour s'en prémunir, on porte des amulettes ou d'autres talismans.

 

Dans sa forme mineure, la superstition est dite populaire ou folklorique : le malheur lié au vendredi 13, le trèfle à quatre fleuilles, etc. Dans sa forme majeure, elle devient rapidemment dommageable psychiquement et spirituellement.

 

Les deux formes que prend l'occulte sont : 

(1) l’ésotérisme ou la recherche de savoirs ‘cachés’; 

(2) la magie ou l’utilisation de pouvoirs ‘cachés’.

 

La recherche de savoirs ou de pouvoirs cachés

Cette compréhension préscientifique du réel débouche sur des pratiques superstitieuses qui visent à capter des connaissances ou des forces 'supérieures'

(1) Pour connaître l’avenir, c'est alors la divination ;

(2) Pour trouver le bonheur, éviter le malheur, influencer autrui ou le cours des événements, ce sont alors la magie et la sorcellerie.

On recherche par le recours aux voies occultes ce qu’on n’a pu obtenir par voie naturelle. Pourtant, tel rite magique n’a le plus souvent que la toute-puissance que le pratiquant lui prête. La mentalité magique fait perdre toute objectivité et plonge dans l'angoisse, car toute l’existence est désormais déchiffrée à la lumière des forces occultes imprévisibles et inquiétantes contre lesquelles ils convient de se prémunir.

 

Aussi dans l’Eglise ?

La mentalité superstitieuse s’infiltre jusque dans les démarches des fidèles chrétiens. Il arrive que dans leurs dévotions, ils multiplient à l’excès des pratiques qui, sans s’opposer aux règles liturgiques, révèle une mentalité magique. Les sacrements sont vécus comme des actes formels et extérieurs manquant de dévotion intérieure. Or, « attacher à la seule matérialité des prières ou des signes leur efficacité en dehors des dispositions intérieures qu’ils exigent, c’est tomber dans la superstition. » (CEC 2111).

Plus le rationalisme progresse, plus l'irrationnel progresse. Par contre, chaque fois que la vraie foi régresse, la superstition s'accroît. Les grandes religions n'ont pas toujours pu éradiquer les superstitions, il est arrivé qu’elles tentent de les « détourner » en les intégrant.

 

Eclairage de la foi

Celui qui s’engage dans l’occulte entre en communication, qu’il le sache ou pas, avec le monde invisible devenu ambigu depuis la révolte des anges. Il engage donc une relation avec les démons.

Lorsqu’on a la foi, on s’adresse à Dieu dans les difficultés de la vie. Mais lorsqu’on n’a pas la foi, ou qu’elle faiblit, elle coexiste avec la superstition. Alors on fait confiance à certaines personnes comme si elles avaient un pouvoir. Le catéchisme de l'Église catholique (CEC) considère que la superstition s’oppose à la vertu de religion et au premier commandement, qui « interdit d'honorer d'autres dieux que l'unique Seigneur qui s'est révélé à son peuple ».

 

 

 

 

 

 
 

 

 

2. Savoirs cachés : divination et spiritisme

 

Divination : voyance, astrologie, horoscope, spiritisme, channeling, etc. 

La divination tente de :

- Comprendre le présent : D’où vient ce problème ? Etablir un diagnostic,  etc.

- Prendre des décisions : Quel choix ai-je à opérer ?

- Prévoir l’avenir : Que va-t-il arriver ? Que fait mon concurrent ? Où est mon conjoint ? etc.

- Communiquer avec l’au-delà : A quoi ressemble-t-il ? Où sont nos défunts ? etc.

Or, l’avenir appartient à Dieu. 

 

Le voyant

Le voyant affirme posséder un don pour connaître le présent, le passé ou l’avenir sans passer par les moyens ordinaires de la connaissance. La mantique est le nom donné à son art divinatoire, elle recourt à divers supports : 

- Lignes de la main : chiromancie;​

- Tarot : cartomancie;

- Boule de cristal, Numérologie;

- Astres;

- Pendule : radiesthésie; ​

- etc.

 

Le médium

Le médium affirme posséder la capacité d’entrer en contact avec des « entités supérieures ». Dans le cas du chaman, il s’agit des esprits des ancêtres, d’animaux, de plantes, etc. Lorsqu'il affirme posséder la faculté de dialoguer avec l’âme des défunts (nécromancie), son moyen de communication peut être :

- Table de ‘oui-ja’,

- Ecriture automatique,

- Enregistrement vocal,

- etc.

 
 

 

 

3. Pouvoirs cachés : magie & sorcellerie

 

La magie se fonde sur la croyance en l’existence de forces impersonnelles cachées (énergie de la nature, cosmique, etc.) ou d’entités personnelles supranaturelles (esprits, démons, etc.). Cette croyance débouche sur des pratiques rituelles qui veulent mettre ces forces ou entités à leur service. Cette maîtrise apparente sur les forces occultes s’acquiert par initiation ou allégeance (pacte). 

 

Magie, Sorcellerie, Alchimie

La mentalité magique pense pouvoir agir sur des personnes (rendre amoureux ou malade, évincer des concurrents, etc.), opérer sur des objets ou influencer le cours des événements (météo, voyage, trouver le succès ou la richesse, etc.).

L’accomplissement rigoureux du rituel garantit l’efficacité de la démarche. L’effet attendu découle mécaniquement du rituel. Telle démarche produit systématiquement tel effet : « Faire ceci permet d’obtenir à tout coup cela. », sauf si une action magique plus forte s’y oppose.

 

Quelles sont ces forces cachées ?

Pour certains, il n’y en a pas. Les opérateurs ne sont que des charlatans. La magie serait efficace par le crédit que les personnes crédules lui portent et leur imagination travaillée par la croyance superstitieuse.

La foi chrétienne reconnaît l’existence d’anges déchus pourvus de capacités supérieures à celles des hommes. Les hommes qui relaient leur action néfatses sont appelés des sorciers. Contrairement à ce qu’ils peuvent affirmer, les sorciers ne puisent pas ces pouvoirs de la nature mais les détiennent des puissances du mal. Ce ne sont pas les objets qu’ils utilisent (pierre, herbes, sculptures, animaux, arbres, filtres, etc.) qui produisent l’effet par eux-mêmes, mais les formules, incantations et inscriptions magiques (et autres mantras) qui invoquent les démons et leur signale la possibilité d’intervenir. Les démons s’y soumettent, simplement parce qu’ils s’y font révérer, sèment l’erreur et la souffrance auprès des humains.

Les ressorts de la sorcellerie sont la jalousie (de ses voisins, etc.) et la peur (de ceux qui nous en veulent et pourraient jeter un sort, mettre en œuvre des forces cachées, etc.), la soif de pouvoir et la haine.

 

Distinctions

Selon le mode d’action 

  • Magie par imitation où le semblable produit le semblable ;

  • Magie par contagion ;

  • Magie incantatoire : le pouvoir vient des formules magiques.

Selon l’intention

  • Blanche : visée bénéfique… rendre la santé, procurer la réussite dans les affaires, désenvoûter, etc.

  • Noire : visée maléfique… susciter une maladie ou un malheur, voire la mort, envoûter, etc. 

  • Rouge : vise les relations amoureuses (retour d’affection, etc.)

 

 
 

 

 

4. Dangers de l'occulte

 

Demander aux démons d’intervenir ou de connaître l’avenir fait entrer en relation avec eux. Toute pratique occulte (divination, magie) implique un pacte, fut-il implicite, avec les démons. Il est naïf de croire qu’on peut manipuler le monde invisible et ambigu à son avantage. C’est courir un risque et commettre un péché en transgressant un interdit protecteur (CEC 2116). Ct interdit a été donné par Dieu par bonté et non pour se garder des connaissances ou des pouvoirs comme l'a suggéré le serpent de la Genèse. Non, il s'agit bien dans le chef de Dieu de protéger l'Homme des mauvais anges. On ne bénéficie pas impunément des faveurs des démons sans que, tôt ou tard, la facture soit présentée. Celle-ci peut survenir des années plus tard, qu'elle soit psychique ou spirituelle (action des mauvais esprits). 

 

Aliénation psychique 

- Peur et angoisse 

- Perte progresive de la liberté 

- Dépendance à l’occulte : risque d’escalade et finalement d’asservissement à l’irrationnel 

- Troubles psychiques jusqu’à la décompensation psychotique

 

Aliénation spirituelle 

  • Dessèchement de la vie de foi

Effilochement de la relation à Dieu, allergie au sacré, difficulté dans la prière, incompréhension de la Parole de Dieu, etc.

  • Perméabilité à l’action des démons

Les pratiques occultes ouvrent la porte à l’ennemi qui y perçoit une invitation à poursuivre son infiltration.

 

Ainsi, le prix est habituellement un enchaînement de problèmes constituant un harcèlement : succession d’échecs, dépression et soucis de santé, ruptures familiales, etc. qu’on appelle « vexation ». L’ennemi n’hésite pas à proférer des menaces (s’en prendre aux proches, etc.) lorsqu’on décide de faire machine arrière.

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

5. Discernement de l'occulte

 

Un phénomène d’apparence ‘surnaturelle’ (inspiration, présage, vision, guérison miraculeuse, phénomènes mystiques, dons de prémonition, etc.) sous prétexte qu’il est inhabituel ou extraordinaire ou qu’il « fait du bien » ne doit pas laisser penser qu’il vient nécessairement de Dieu.

Plan 

1. Trois origines doivent être envisagées

  • Origine naturelle
  • Origine préternaturelle
  • Origine surnaturelle

2. Questions  pour aider au discernement

3. Qu'en dit la Bible ? 

4. Qu'en dit l'Eglise ? 

 

1. Trois origines doivent être envisagées

 

Origine naturelle

A savoir, l’univers créé visible et matériel : l’humanité et le cosmos. Avant de se tourner vers une explication supranaturelle, il convient de :

Se demander si le phénomène est réel. Il s’agit de faire la différence entre un fait et l’interprétation qui lui est donnée.

Rechercher avant tout une cause naturelle, qu’elle soit :

 

(1) Une origine naturelle explicable

- Fraudes. Il ne faut pas mésestimer la place de la supercherie : supercherie, tromperie, trucage, mystification, charlatanisme capable de toucher des imaginations naïves ou travaillées par la croyance superstitieuse.

- Crédulité.  La suggestibilité a une grande place. Les pensées de certains ont une force étonnante d’influence et de persuasion sur d’autres. Par le crédit qu’on leur apporte, des paroles bienveillantes ou malveillantes deviennent auto-réalisatrices : ce qu’elles annoncent finit par s’accomplir (cf. effet placebo). Là réside l’efficacité de nombreuses démarches thérapeutiques alternatives.

- Hallucinations propres à certaines affections mentales : produisant des hallucinations, etc.

- Phénomènes naturels encore inexpliqués et trop rapidement considérés comme sataniques. Pensons à l’époque aux feux follets, etc.

- Inconscient

 

(2) Une origine naturelle non encore élucidée

- Hypothèse explicative au don de voyance. Certaines personnes auraient la capacité de pénétrer la mémoire des autres, d’accéder à leur inconscient. Cette capacité « innée » chez certains, serait « acquise » chez d’autres à travers des démarches occultes.

- La parapsychologie est une démarche qui se veut scientifique dont l’objet est ces phénomènes non encore élucidés.

Beaucoup de mages, magiciens, médium et sorciers prétendent ne s’appuyer que sur des forces naturelles ignorant, ou feignant ignorer, qu’ils invoquent les démons. Cela n’en reste pas moins de la magie.

Si le phénomène semble contrevenir aux lois habituelles de la nature, au bon sens commun et ne trouve pas d’explication, on est en droit d’aller plus loin dans la recherche d’une cause ‘supranaturelle’.

 

Origine préternaturelle

C’est ainsi qu’on désigne le monde créé invisible car spirituel. Préternaturel signifie « au-dessus » du naturel, à ne pas confonde avec le surnaturel.

Le phénomène provient parce qu’on a invoqué soit :

(3) De bons anges

(4) Satan et ses démons

Ceux-ci s’y entendent pour réaliser de faux-miracles, fausses-guérisons par déplacement, manifestations sensibles, etc. ? L’action est alors préternaturelle maligne, ce qui signifie très simplement qu’elle provient du monde invisible créé bon par Dieu mais devenu ambigu (bon et mauvais) depuis le péché des anges. Saint Paul nous avertit : « Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes » (Ep 6, 12).

Le disciple du Christ qui ne recherche pas l’extraordinaire se met déjà à l’abri de nombreuses tromperies du Diable.

 

Origine surnaturelle

(5) Dieu-même

La trinité Incréée.

 

 

 

 

 
 

 

 

2. Quelques questions pour aider au discernement

 

Comment est-ce venu ?

Les phénomènes (message, signe, anges, entités, etc.) ont-ils été recherchés ou sont-ils spontanés ?

- Les dons de Dieu (charismes) sont gratuits et spontanés, autrement dit nul ne peut se les procurer par soi-même. Il convient de ne pas attribuer à Dieu - C’est un don de Dieu ! - les capacités (coupeur de feu, etc.) et autres pouvoirs (de guérison, etc.) hérités ou obtenus par des techniques (recherche personnelle ou initiation, souvent dissimulées).

- S’il est vrai qu’il n’y a pas de technique pour acquérir des dons de Dieu, par contre, il n’y pas de dons divins véritables sans une vie de prière authentique. Les dons reçus hors de ce contexte d’amitié avec Dieu sont suspects. C’est là une condition nécessaire mais pas suffisante : tout ce qui survient de « surnaturel » dans une vie de prière ne vient pas nécessairement de Dieu.

 

Ce qui est reçu est-il en concordance avec l'Evangile ?

Si ce qui est reçu est en contradiction avec la Révélation ou à la sagesse de l’Eglise, c’est très sûrement inauthentique. Par exemple, l’affirmation de l’Evangile quant au retour du Christ : « Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges des cieux, pas même le Fils, mais seulement le Père, et lui seul. » (Mt 24, 36), permet de négliger les annonces de fin du monde et autres millénarismes.

 

Où cela mène-t-il ?

C’est l’élément important du discernement.

- La marque de Dieu est de susciter pas seulement de manière immédiate davantage d’amour, de paix, de foi, d’unification intérieure. La tradition spirituelle parle de consolation. La paix ressentie immédiatement ne suffit pas à affirmer que « C’est de Dieu » !

- La marque de l’ennemi est, in fine, de séparer de Dieu, de tirer vers le bas, vers la mort, de détruire les relations, de diviser, d’anémier, de fragiliser la personne, de fragiliser davantage ses points faibles. La tradition spirituelle parle de désolation.

Une règle de discernement énonce : « C’est le propre de Dieu et de ses Anges, lorsqu’ils agissent dans une âme, d’en bannir le trouble et la tristesse que l’ennemi s’efforce d’y introduire, et d’y répandre la véritable allégresse et la vraie joie spirituelle. Au contraire, c’est le propre de l’ennemi de combattre cette joie et cette consolation intérieure, par des raisons apparentes, des subtilités et de continuelles illusions. »       St Ignace – Exercices spirituels - Règle n°329

 

La tactique du Diable : dire le vrai pour semer le faux

Les démons disent aussi le vrai (ex. Ac 16, 16-18). Par eux, le voyant accède à une certaine connaissance du passé et du présent du consultant ou d’un défunt. Attention ! Les anges, bons ou mauvais, ne connaissent pas l’avenir, seulement le passé. Cette connaissance impressionne le consultant et accrédite le voyant à ses yeux, le voilà prêt à accueillir sans plus de réticence des pseudo-révélations concernant son avenir. La vérité d’un message ne dit rien de sa source, la bonté d’une action ne garantit pas son origine. Le voyant anticipe des événements prévisibles ou devine les désirs du consultant pour les conforter. S’il le fait en recourant à des « entités supérieures », il est en mesure d’obtenir une prévision plus grande.

 

Les raisons avancées par la foi

Dans la divination et la magie, ce sont des anges déchus (démons, ‘entités supérieures’) qui fournissent les informations concernant le passé ou l’avenir supposé du consultant. De même, le spiritisme n’entre pas en contact avec l’âme des défunts mais avec des esprits mauvais qui se font passer pour des défunts dont ils connaissent le passé. 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

3. Qu’en dit la Bible ?

 

De manière solennelle, elle met en garde pour diverses raisons :

 

Allégeance à l’ennemi

Toute invocation magique est une manière de conclure un pacte avec les faux-dieux que sont les démons. L’homme qui recourt à la magie ouvre une porte au Malin et lui offre une possibilité accrue d’agir sur lui. Cette forme d’idolâtrie mène à l’esclavage : la personne devient de plus en plus dépendante de l’irrationnel et est manipulée par les peurs que l’irrationnel entretient en elle.

 

La peur

La peur rend esclave de comportements irrationnels et du recours superstitieux à la magie au point de paralyser certaines sociétés. La magie est bien un effet de l’action de l’ennemi à travers une manière de penser superstitieuse. Le chrétien est avant tout un homme libéré de la peur et protégé de la pensée superstitieuse.

 

Perte de la liberté, retour en esclavage

Nous sommes invités face à la montée des pratiques occultes à les considérer dans leur rapport à Dieu qui affirme : « Cela va t’abîmer ! Ce sera pour toi, un malheur ! ». Si Dieu a en abomination ces pratiques, c’est parce qu’au bout du compte elles privent l’Homme de sa liberté. Le voilà menacé par des forces qu’il pensait dominer. En attribuant un pouvoir divin à ce qui n’est pas Dieu, l’occultisme s’oppose dans son principe à Dieu.

Dieu veut nous protéger.

 

Tromperies

Chercher dans le monde de l’outre-tombe éloigne de la vérité et contrevient au premier commandement. Pour comprendre cette parole, il faut croire que Dieu est infiniment bon et que ses interdits sont sages. Il ne veut pas que nous soyons trompés. 

 

Danger de mort

L’Ancien Testament dénonce explicitement l’invocation des esprits. Par exemple, dans le récit de l’invocation de l’esprit du prophète Samuel par le roi Saül. L’Écriture attribue le rejet et la mort de Saül à cette désobéissance du roi : « Saül mourut pour s’être montré infidèle envers le Seigneur : il n’avait pas observé la parole du Seigneur et de plus il avait interrogé et consulté l’esprit d’un mort. Il n’avait pas consulté le Seigneur, qui le fit mourir et transféra la royauté à David, fils de Jessé. » 1 Sm 28

Plus tard, pour les mêmes raisons, les Apôtres et l’Eglise maintiendront cette interdiction (Ac). Non que Dieu veille faire mourir, mais décider hors de lui du bien et du mal y conduit. Ceci explique la sévérité du propos biblique quant à l’occulte, elle est à la mesure de l’enjeu : la mort de l’âme.

Quelques autres passages en ce sens :

 Gn 3, 4-5 

Exode 22, 1.17 

Lévitique 19, 26 

Lv 20, 6. 27 

Dt 18, 10-12 

1 Ch 10, 13-14 

Isaïe 8, 19-20 

Jr 29, 8 

Actes 16, 16-18 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

4. Qu’en dit l’Eglise ?

 

Un prix trop fort à payer.

Il est naïf de croire qu’on peut manipuler le monde invisible, devenu ambigu, à son avantage. Cela a un prix fort, on ne bénéficie pas impunément des faveurs des démons sans que, tôt ou tard, la facture soit présentée. La pire étant la mort de l’âme.  Le spiritisme n’a jamais conduit quelqu’un à Jésus Christ.

 

Non à la curiosité malsaine vis-à-vis des savoirs interdits

Divination, évocation des morts, recours aux médiums et autres pratiques, ces savoirs sont supposés dévoiler l’avenir. La divination recèle une volonté de puissance sur le temps et notre histoire, elle pousse à vouloir se concilier des puissances cachées. Elle est en contradiction avec l’honneur, l’amour et le respect que nous devons à Dieu seul. (CEC 2016). L’attitude juste consiste à s’en remettre avec confiance entre les mains de Dieu et sa Providence pour ce qui concerne le futur et à abandonner toute (CEC 2015). 

 

Non à la recherche de pouvoirs interdits

Magie et sorcellerie que ce soit pour le bien (magie blanche mais aussi médecines dites traditionnelles) ou pour nuire (magie noire), naturelle ou démoniaque car ces diverses formes de magie recourent à des forces cachées par l’intermédiaire d’anges déchus.

 

Non à la superstition

Elle contraire à l’amour de Dieu, non à la pensée magique opposée à la vertu de religion et au premier commandement, qui « interdit d'honorer d'autres dieux que l'unique Seigneur qui s'est révélé à son peuple » (CEC 2117). La pratique spirite éloigne de Dieu, jusqu’à faire ressentir progressivement une répulsion pour les choses de la foi.